Selon l’association négaWatt, la sobriété « consiste à interroger nos besoins puis agir à travers les comportements individuels et l’organisation collective sur nos différents usages de l’énergie, pour privilégier les plus utiles, restreindre les plus extravagants et supprimer les plus nuisibles » (http://www.negawatt.org/).

« La sobriété ne s’appuie pas sur des aménagements techniques, mais sur des choix de vie conduisant à réduire, voire à supprimer le service énergétique lui-même… au risque de questionner les normes du confort moderne : baisser la température dans un logement, ne plus en chauffer toutes les pièces, etc.

La mise en œuvre effective de politiques de sobriété reste très marginale, puisque l’essentiel des efforts politiques et techniques se porte en réalité sur les actions en faveur de la renouvelabilité ou de l’efficacité énergétique. Si le triptyque initialement avancé par l’association Négawatt postulait une complémentarité de ces trois éléments, l’évolution politique semble plutôt montrer qu’elles peuvent s’inscrire dans des imaginaires radicalement différents, voire contradictoires. La promotion institutionnelle des renouvelables et de l’efficacité reste compatible avec l’imaginaire dominant, selon lequel des aménagements techniques suffiraient à pérenniser l’abondance actuelle (Semal, Szuba et Villalba, 2014). […] La sobriété, en revanche, introduit un doute dans la croyance en la technique comme solution omnipotente à la crise écologique contemporaine. »

Source : Semal L. (2015), « Sobriété », in Bourg D., Papaux A. (dir.), Dictionnaire de la pensée écologique, Paris, PUF.

Pour aller plus loin

  • Association Négawatt (2012), Manifeste Négawatt. Réussir la transition énergétique, Arles, Actes Sud.
  • Arnsperger C., Bourg D. (2014), « Sobriété volontaire et involontaire », Futuribles, n°403, p. 43-57
  • Bourg D., Roch P. (2012), Sobriété volontaire. En quête de nouveaux sens, Paris, Labor et Fides
  • Hopkins R. (2010), Manuel de Transition. De la dépendance au pétrole à la résilience locale, Montréal, Écosociété
  • Semal L., Szuba M., Villalba B. (2014), « Sobriétés énergétiques en Nord-Pas-de-Calais », rapport de recherche, université Lille-II

L'avis des experts :

1.1 Durabilité environnementale
Forte
1.2 Durabilité sociale
Forte
2. Potentiel de déploiement
Duplicable, global
3. Visée économique
Sans but lucratif
4.1. L’évolution de conscience
Participe
4.2. Changement de comportement individuel
Induit
5. La dynamique du changement
Rupture
7. Effet rebond
Faible
8.1 Impact carbone
Fort
8.2 Impact biodiversité
Fort
8.3 Impact énergie grise
Fort

6 Initiatives de 'Sobriété énergétique' :